Novembre 1999, Dunkerque.
On m’offre le deuxième volume d’Afro Celt Sound System. J’entends avec une attention et une émotion particulière la voix de Iarla O’ Lionaird. Je suis complétement stupéfié par ce que j’entends. Cette voix me prend à l’âme directement. C’est mon premier coup de foudre pour le chant gaélique. J’avais déjà entendu en concert la chanteuse Ecossaise de Capercaillie Kareen Matheson. Il me semblait comme entendre le chant d’un oiseau. Je me renseigne dès lors sur le petit monde musicale Irlandais. Quelque chose m’attire dedans. Cette langue m’offre une ouverture vers le rêve. une très forte sensation qui tient du mystique. Je trouve enfin un sens à ma quête, visiter ce paysage musical.
Juin 2001, Cork.
Je suis chez un ami Canadien qui a une petite maison de famille en Irlande. C’est la première fois queje foule le sol Irlandais. Je suis impressionné par la ville de Cork, ses couleurs, son ambiance si particulière. J’ai un coup de foudre répété chaque soir dans un pub ou des sessions jouent des danses. uillean pipes, fiddle, bodhràn, harpe, guitare. Le chant d’une femme s’élève a Capella. Elle chante «Airde Cuan » . un air que je connais d’Alan Stivel qu’il interpête dans « renaissance de la Harpe Celtique » . Je suis frappé par le ton, l’élégance, et le sentiment qui se dégage de ce chant profond. Je n’imaginais pas qu’un jour j’interprêterai ces chants, dans une langue que je ne connais que très peu. J’eus alors l’idée d’une démarche. M’imaginer Irlandais immigré retrouvant ses racines. J’avais un peu l’impression que c’était ainsi que je le ressentais au fond de moi. Je discutais avec ces musiciens, sans trop oser poser de question de peur de passer pour un idiot, mais ces gens n’avaient qu’une seule intention, c’était de partager leur culture avec d’autres. Ils s’amusèrent des quelques mots que j’usais en Gaélique. Aucuns d’eux ne le parlaient. L’un me dit que c’était touchant de voir un Français aimant autant cette culture. Il me dit aussi que pour eux c’était évidement quotidien et qu’ils étaient parfois étonnés de l’impact de la culture Irlandaise dans le monde.
Me voici donc dans l’étude de la musique Irlandaise. J’achête mon premier « songbook » dans un grande librairie de Lille. Beaucoup de textes sont en Anglais mais quelques uns sont en gaélique. En agrandissant ma collection de disques, je me rends très vite compte qu’il en existe des versions gaéliques, sûrement traduit en Anglais plus tard. Je repense à ce chant Allemand que j’ai retrouvé en Bretagne. De mes recherches, je me retrouve avec plusieurs versions d’un même air. J’entends des gigs, des reels, des seàn nos, des ballades, je me perds un peu. je décide alors de prendre un temps de réflexion et d’étudier tout cela.
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[Je ne sais pas pourquoi.]
Puisse naître à la lumière le cercle des elfes*
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ø•*¯`·._.*†‡±•°Aurore*
Couvre-nous de ton art elfique !
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My ashes will be immortal...
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